Afrique du Sud
La République démocratique du Congo (RDC) a nié mercredi avoir cédé ses vastes ressources minérales aux États-Unis, après la signature d’un accord donnant à Washington un accès potentiel au cuivre, cobalt, coltan et lithium.
« La RDC n’a rien vendu du tout », a insisté le ministre des Mines, Louis Watum, lors de la conférence African Mining Indaba à Cape Town. Selon lui, l’accord, conclu en décembre avec un plan de paix pour l’Est du pays, sert uniquement de cadre pour discuter de projets miniers avec des entreprises américaines, dans le respect du code minier congolais.
Le vice-Premier ministre Daniel Mukoko Samba a précisé que la RDC avait soumis à Washington une liste de projets stratégiques, qui sera examinée dans les semaines à venir par un comité mixte.
Interrogé sur la rivalité USA-Chine pour les minerais stratégiques, Watum a affirmé que la RDC se concentrait sur ses priorités internes : l’éducation, l’emploi et le développement économique pour ses 120 millions d’habitants. « Il y a de la place pour tout le monde », a-t-il ajouté, soulignant que seulement 10 % des ressources du pays étaient exploitées, et comparant la position de la RDC dans le secteur minier à celle de l’Arabie saoudite sur le marché pétrolier dans les années 1980.
La RDC reste le leader mondial du cobalt, avec 76 % de la production mondiale en 2024, et ses minerais sont de plus en plus demandés pour la défense, les centres de données d’intelligence artificielle et la transition énergétique.
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