Goma
Un an après la prise de contrôle de Goma par le groupe armé M23, la ville du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo, reste paralysée.
Les habitants continuent de subir les conséquences d’une offensive éclair qui, le 26 janvier 2025, a forcé l’armée congolaise et ses alliés à se retirer de la capitale provinciale. Des centaines de soldats rwandais avaient rejoint le M23, entraînant des combats meurtriers et la fuite massive des civils.
Les infrastructures essentielles sont toujours fermées : banques, aéroport et commerces peinent à fonctionner, et l’activité économique est au point mort. Les habitants racontent la difficulté de subvenir à leurs besoins et de nourrir leurs familles.
Les marchés fonctionnent de façon limitée, et la monnaie rwandaise a remplacé le dollar et le franc congolais dans de nombreuses transactions.
Le secteur du transport et du commerce est particulièrement touché. Les taxis ne trouvent plus de clients, et les fonctionnaires, privés de salaire, sont contraints de rester chez eux. Même le trading de devises est compliqué, avec un taux de change instable qui empêche de nombreuses transactions.
La population, tout en s’adaptant à cette situation, vit dans un climat de peur et d’incertitude. Les écoles restent fermées, et l’accès aux services essentiels est limité. Les habitants espèrent un retour progressif de la sécurité et la réouverture des infrastructures pour relancer une ville qui, avant la guerre, était un centre économique dynamique du Nord-Kivu.
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