Ghana
À Accra, la polémique enfle autour d’un accord de coopération migratoire entre le Ghana et les États-Unis.
Selon l’avocat Oliver Barker-Vormawor, représentant du collectif Democracy Hub, quatorze nouveaux migrants ouest-africains ont été expulsés lundi des États-Unis vers le Ghana, portant à quarante-deux le nombre total de personnes accueillies depuis le début de ce programme. Le groupe a saisi mardi la justice ghanéenne pour obtenir la suspension de cet accord, jugé inconstitutionnel.
Les plaignants affirment que le texte n’a jamais été soumis à l’approbation du Parlement, comme l’exige la Constitution, et qu’il viole potentiellement les principes de non-refoulement inscrits dans les conventions internationales relatives aux droits humains. « Nous ne pouvons accepter que notre pays serve de terre d’accueil pour des individus que d’autres États refusent de garder, sans cadre légal ni contrôle démocratique », a déclaré Me Barker-Vormawor.
Le gouvernement, par la voix de son porte-parole Felix Kwakye Ofosu, a confirmé que le procureur général défendrait l’accord devant les tribunaux, sans toutefois commenter davantage le fond du dossier.
Ce partenariat s’inscrit dans la continuité des politiques migratoires sévères menées sous l’administration de Donald Trump, qui a multiplié les accords bilatéraux avec plusieurs nations africaines – parmi lesquelles le Rwanda, le Soudan du Sud et l’Eswatini – pour faciliter l’expulsion de migrants africains, souvent sans lien direct avec les pays de destination.
Les organisations de défense des droits humains dénoncent un dispositif opaque et contraire au droit international. Plusieurs expulsés se trouveraient toujours en détention dans des conditions précaires, notamment dans un camp militaire à la périphérie d’Accra. Certains auraient même été renvoyés vers des pays voisins, comme le Togo ou le Mali, où ils ne possèdent aucune attache.
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