Climat
L’Organisation météorologique mondiale (OMM) tire la sonnette d’alarme : les ressources en eau de la planète sont de plus en plus menacées par le changement climatique, avec des conséquences majeures sur les populations et leurs moyens de subsistance.
Dans un nouveau rapport publié jeudi, l’agence onusienne indique que 2024 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée en 175 ans, avec une température moyenne dépassant de 1,55 °C les niveaux préindustriels. Ce réchauffement accentue l’évaporation et intensifie les précipitations, provoquant une multiplication des événements extrêmes.
"Ce que nous voyons, ce sont des inondations et des sécheresses plus fréquentes, plus intenses, et plus imprévisibles", a déclaré Celeste Saulo, Secrétaire générale de l’OMM. Elle cite notamment les crues soudaines causées par la tempête Boris en Europe centrale, les inondations en Afrique et en Asie, ainsi que la sécheresse sévère dans le bassin amazonien – partiellement liée au phénomène El Niño.
Le rapport souligne aussi la fonte accélérée des glaciers, qui menace directement les communautés en aval et les zones côtières. Autre point critique : le manque de données fiables sur les eaux souterraines, la qualité de l’eau ou encore l’humidité des sols, qui freine la capacité à anticiper les crises.
L’OMM appelle à un renforcement de la surveillance, du partage de données et des investissements, pour améliorer les systèmes d’alerte précoce et répondre à une réalité : le cycle de l’eau est global, et les perturbations dans une région ont des répercussions ailleurs.
02:21
En Afrique du Sud : les vignerons du Cap s’adaptent au changement climatique
00:09
Tunisie : l’ONU dénonce la répression contre la société civile et les médias
01:39
Somalie : la sécheresse aggrave le taux de malnutrition
01:33
Kenya : les inondations persistent et bloquent l'activité économique
01:18
La Libye, l'Algérie et la Tunisie pour l'exploitation équitable des eaux sahariennes
01:42
Les deux tiers du Soudan du Sud confrontés à une famine aiguë