Eswatini
Le gouvernement du petit royaume d'Eswatini, dernière monarchie absolue d'Afrique, s'est félicité lundi de l'élection "libre et juste" de 51 hommes et huit femmes députés, à l'issue d'un scrutin toutefois étroitement contrôlé par le régime.
Les candidats aux élections de ce royaume d'Afrique australe tenu d'une main de fer par le roi Mswati III ont été sélectionnés dans les circonscriptions par des chefs traditionnels, qui veillent le plus souvent aux intérêts du monarque.
Plus d'un demi-million d'électeurs étaient appelés aux urnes pour ce scrutin aux enjeux limités, le Parlement n'ayant qu'un rôle consultatif. Le roi valide en effet tous les textes de lois et jouit d'un droit de veto.
Mswati III, 55 ans, nomme par ailleurs le Premier ministre, le cabinet et les juges. Il commande aussi la police et l'armée.
Une grande partie de l'opposition avait appelé à boycotter le vote, estimant les résultats joués d'avance. Un député affilié à l'opposition, élu en 2018, a été contraint à l'exil. Deux autres sont en prison.
Ces dernières années, le royaume a été secoué par des protestations pro-démocratie. En 2021, leur violente répression par la police et l'armée du roi a fait une quarantaine de morts.
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