Soudan
L'accord-cadre au Soudan obtenu en début de semaine par l'Union africaine, l'Igad et l'ONU entre les autorités militaires et des groupes révolutionnaires, ne convainc pas une partie des civils, qui était jeudi dans les rues de Khartoum pour marquer leur mécontentement. Ils mettent en doute la capacité des militaires à respecter leur engagement et l'obtention d'une justice pour les victimes des récentes manifestations contre le pouvoir.
"Nous rejetons totalement l'accord parce qu'il ne répond pas et ne satisfait même pas 1 % des demandes de la rue soudanaise. La première de ces demandes est d'exiger des comptes aux meurtriers des martyrs et d'obtenir des résultats tangibles dans le domaine de la justice ainsi que dans d'autres domaines liés à la liberté et à la paix. Telles sont nos exigences fondamentalesé a souligné un manifestant.
La manifestation de jeudi a été menée par les Comités de résistance, un groupe de base qui a fermement rejeté toute négociation avec les chefs militaires soudanais, le général Abdel-Fattah Al Burhan et le général Mohammed Hamdan Dagalo. Ils exigent que les deux hommes soient jugés devant un tribunal.
L'accord-cadre prévoit que les signataires civils choisissent un Premier ministre chargé de mener une nouvelle phase de transition de 24 mois. Il planchera également sur un agenda incluant la justice transitionnelle et les réformes des services de sécurité et de l'armée.
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