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La RDC demande l'expulsion du porte-parole de la MONUSCO

La RDC demande l'expulsion du porte-parole de la MONUSCO
Un soldat de l'ONU devant des manifestants portent une affiche contre la MONUSCO dans les installations de l'ONU à Goma, le 25 juillet 2022   -  
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MICHEL LUNANGA/AFP or licensors

République démocratique du Congo

Le gouvernement congolais a demandé aux Nations unies le départ dans un "bref délai" de son porte-parole en République démocratique du Congo.

"Le gouvernement appréciera (...) beaucoup que des dispositions soient prises pour que Mathias Gillmann quitte le territoire congolais dans le plus bref délai", a écrit le ministre congolais des Affaires étrangères, Christophe Lutundula, à la cheffe de la MONUSCO.

"La présence de ce fonctionnaire sur le territoire national n'est pas de nature à favoriser un climat de confiance mutuelle et de sérénité si indispensable entre les institutions congolaises et la MONUSCO", a expliqué Christophe Lutundula.

"Les propos tenus par Mathias Gillmann sur RFI affirmant que la MONUSCO ne disposait pas de moyens militaires pour faire face au M23 sont à la base de la tension actuelle. Nous avons demandé amicalement à la MONUSCO qu'il quitte le pays", a déclaré à l'AFP, une source gouvernementale qui n'a pas souhaité être identifiée.

Depuis le 25 juillet, des manifestants en colère ont saccagé et pillé des installations de la mission de l'ONU présente en RDC depuis 1999. Quatre Casques bleus ont été tués à Butembo et au moins 28 manifestants ont trouvé la mort à Goma, Butembo et Kanyabaonga (Nord-Kivu). Quatre autres ont été électrocutés à Uvira (Sud-Kivu) lors de la dispersion de leur marche, selon un bilan officiel.

La MONUSCO est une des plus importantes missions onusiennes déployées dans le monde avec quelque 14 000 militaires dans plusieurs villes de l'est. Depuis 2019, les mouvements pro-démocratie et quelques élus locaux appellent au départ de la MONUSCO. Ils lui reprochent de refuser de combattre la centaine de groupes armés actifs dans l'est congolais.

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