République démocratique du Congo
À Kisangani, comme dans le reste de la RDC, pour faire la cuisine, on utilise principalement du makala, ce qui signifie charbon de bois en lingala. Les familles n’ont souvent pas d’autres sources d’énergie alternative pour cuisiner. Le problème, c’est que la fabrication du charbon de bois a des conséquences dévastatrices sur la forêt du bassin du Congo.
Comment alors se passer du bois dans ces conditions ? C’est la question à laquelle tente de répondre une association de femmes qui encourage l’utilisation de déchets de bois provenant de différentes scieries.
''Depuis 2002, je travaillais, mais je ne m'en sortais pas. Depuis que le projet FORETS nous a formées, avec les déchets de la scierie, nous pouvons envoyer nos enfants à l'école et manger. Avant, c'était plus difficile'', explique Fatuma Otoke, présidente de l'association.
L’objectif de ce projet est de développer un charbon vert, avec les déchets des scieries. Plutôt que de couper des arbres, on recycle. Alors que se tient à Glasgow la COP26, des démarches comme celles-ci sont cruciales pour lutter contre la déforestation en Afrique. La RDC par exemple, avec une population de près de 90 millions d’habitants, a perdu 20 % de ses forêts humides en trente ans. C’est beaucoup plus que le Gabon voisin, et presque autant que le Brésil. Dans le cadre de l’Accord de Paris sur le climat, les pays d’Afrique centrale ont pris des engagements pour protéger leurs forêts, avec des degrés d’efforts divers. Car l’enjeu mondial majeur, c’est de contenir le réchauffement planétaire en dessous de 1,5 °C d’ici à la fin du siècle.
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