Uhuru Kenyatta
Pour le président kényan, seules des solutions « africaines » pourront évacuer le différend qui couve ces derniers temps entre l‘Éthiopie et l‘Égypte à propos du barrage sur le Nil.
La présidente éthiopienne Sahle-Work Zewde est arrivée vendredi à Nairobi où elle a été reçue par son homologue kényan Uhuru Kenyatta.
Dans leurs discussions, les deux chefs d‘État ont abordé plusieurs sujets dont la lancinante question relative au barrage sur le Nil. Uhuru Kenyatta a ainsi « souligné la nécessité de rechercher des solutions africaines aux problèmes africains ».
D’un coût de 4 milliards de dollars, ce projet dénommé « Grand barrage de la renaissance » (GERD) est censé être le plus grand barrage d’Afrique avec une production de 6 000 mégawatts de capacité (l‘équivalent de six réacteurs nucléaires).
Mais le projet divise l‘Égypte et l‘Éthiopie, car le Caire craint que la construction du GERD, entamée en 2012 par l’Ethiopie, n’entraîne une réduction du débit du fleuve du Nil Bleu, dont l’Egypte dépend à 90% pour son approvisionnement en eau.
De nombreuses négociations ont déjà échoué.
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