Soudan
Le Conseil militaire au pouvoir au Soudan a assuré vendredi que Omar el-Béchir, “actuellement en détention”, ne serait pas “livré à l‘étranger”, alors que le président déchu est visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale à La Haye.
“En tant que Conseil militaire, nous ne livrerons pas le président à l‘étranger durant notre période” au pouvoir, a affirmé le général Omar Zinelabidine, répondant aux questions des journalistes au cours d’une conférence de presse à Khartoum. Il avait auparavant confirmé que Omar el-Béchir, destitué jeudi, était “actuellement en détention”.
Après des semaines de manifestations réclamant son départ, Omar el-Béchir, qui dirigeait le Soudan d’une main de fer depuis 1989, a été renversé jeudi par un coup d’Etat de l’armée qui a mis en place un “Conseil de transition militaire” pour deux ans.
Depuis, des ONG de défense des droits de l’homme dont Amnesty International et Human Rights Watch demandent aux nouvelles autorités qu’il soit remis à la justice internationale afin de rendre justice aux victimes du Darfour. L’ancien président soudanais a été accusé de crimes de guerre, génocide et crimes contre l’humanité pour le conflit dans cette région du Soudan qui a fait des centaines de milliers de morts et des millions de déplacés.
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