Afrique
Pendant plus de 6 ans, Alstom Egypt for Power Projects (Egypte) et GE Power Systems (Allemagne) ne participeront pas aux appels d’offres de la Banque africaine de développement (BAD). Les deux filiales du groupe américain General Electric sont soupçonnées de pratiques ayant trait à la corruption.
Les portes de l’Afrique désormais barricadées pour General Electric. Un communiqué de la Banque africaine de développement (BAD) a récemment annoncé l’interdiction faite au conglomérat américain spécialisé dans le domaine de l‘énergie de participer à des appels d’offres portant sur les marchés d‘énergie dans le continent africain. Ce, pendant 76 mois, soit plus de 6 ans.
Il est, en effet, reproché à General Electric une forte activité de corruption et de fraude pratiquée entre 2006 et 2011 par deux de ses 36 filiales à travers le monde. Il s’agit de Alstom Egypt for Power Projects d‘Égypte et GE Power Systems d’Allemagne.
Ce dont se défend GE évoquant par exemple le fait qu’il a acquis les actifs d’Alstom après les faits. « Cette pratique a eu lieu bien avant que GE ait acquis les activités d‘énergie d’Alstom et nous avons pleinement coopéré à l’enquête. Le comportement éthique et la conformité sont les fondements de la capacité de GE à opérer avec succès sur plus de 180 marchés dans le monde », a indiqué le groupe dans un communiqué.
Reste à savoir si cette explication suffira pour que la BAD revienne sur la décision.
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