France
L’avocat français William Bourdon engagé dans la lutte anticorruption a saisi la justice après avoir été alerté de possibles menaces de mort.
En raison de son implication dans le dossier des “biens mal acquis” de plusieurs dirigeants africains, l’avocat français a déposé une plainte pour précaution dit-il.
D’après la plainte, dont l’AFP a eu connaissance, une journaliste africaine a décidé d’alerter l’avocat le 18 août après avoir été informée de propos menaçants attribués à Arnaud Wamba Sassou Nguesso, un des fils du président congolais Denis Sassou Nguesso dont le clan est dans le collimateur de la justice française. Le fils du président Nguesso aurait indiqué qu’il se rendrait à Paris avec l’accord de son père pour recruter une personne afin d’“éliminer” l’avocat, selon Me Marie Dosé.
“Ces menaces sont prises au sérieux par le parquet de Paris qui a ouvert immédiatement une enquête dont on ne doute pas de l’efficacité”, a déclaré à l’AFP Me Marie Dosé.
Ces derniers mois, cinq personnes de son entourage ont été mises en examen par des juges d’instruction parisiens dans le cadre de la vaste enquête des “biens mal acquis” qui porte sur les conditions d’acquisition en France de la fortune de plusieurs familles présidentielles africaines, dont celle de l’ancien dirigeant gabonais aujourd’hui décédé Omar Bongo.
La journaliste qui avait informé William Bourdon a été entendue par les enquêteurs, selon l’avocate.William Bourdon, connu notamment pour son implication dans des dossiers de lutte anticorruption, défend l’ONG Transparency international dont la plainte avait déclenché l’ouverture de l’enquête des “biens mal acquis” en 2010.
00:53
Accablé par la dette publique, le Gabon tente de rassurer le FMI
01:53
Égypte : hausse des carburants et aides sociales renforcées face à la crise
01:49
Égypte : incompréhension après la hausse de 30 % des prix des carburants
01:10
Les économies africaines impactées par la guerre au Moyen-Orient
01:00
Le président égyptien alerte sur un "état d'urgence économique"
02:12
Seulement 5 % d'Ivoiriennes possèdent des terres agricoles