Cameroun
La série noire se poursuit pour la Camrail, l’entreprise d’exploitation ferroviaire contrôlée par le français Vincent Bolloré. Après le drame d’Eséka, et d’un accident en mars qui a causé la mort de trois personnes, nouveau méfait pour la société ferroviaire.
Dans la matinée du mercredi, un train de 14 wagon-citernes quitté de Douala pour livrer du carburant dans la capitale politique Yaoundé a déversé son contenu de quelque 100 000 litres de carburant dans la localité de Makondo à 25 kilomètres d’Edéa, situé au sud-ouest du Cameroun.
Les circonstances de ce nouvel incident de la compagnie ferroviaire n’ont pas encore été éclaircies, mais la presse locale fait cas d’un agent de sécurité décédé de ses blessures et de dégâts matériaux. Des conséquences moindres que celles enregistrées lors de catastrophe d’Eseka, en octobre 2016 qui avait fait 79 morts et 600 blessés. Une affaire pour laquelle le groupe français Bolloré et sa filiale la Camrail ont été largement incriminés et dont l’indemnisation se poursuit.
Toutefois, conscient des énormes risques que pourrait constituer le déversement de carburant en pleine nature, le préfet de la Sanaga-maritime a dépêché sur les lieux les forces de sécurité pour éviter tout attroupement des populations et éviter un remake de la catastrophe de Nsam. En effet, en 1998, plus de 200 personnes ont été carbonisées alors qu’elles tentaient de récupérer le carburant qui avait été déversé lors d’une collision entre deux wagons-citernes de la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP) à Nsam Eloufan, à Yaoundé.
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