Diplomatie
A l’occasion de sa tournée en Afrique de l’Ouest, le chef du gouvernement français, Manuel Valls, a signé une tribune intitulée ‘‘On ne peut pas réparer l’esclavage, mais on peut préparer l’avenir’‘, publiée par le quotidien français le Monde et le mensuel anglophone The Africa Report.
S’il reconnaît que la traite négrière était un ‘’‘désastre’‘ et une ‘‘horreur’‘, le Premier ministre français appelle toutefois à ‘‘s’affranchir du passé’‘ ; tout en écartant les revendications de réparations financières.
Cependant, il plaide, dans cette tribune, pour la création d’un système d‘échanges euro-africain sur le modèle d’‘‘Erasmus’‘, plutôt que des ‘‘réparations’‘ réclamés par certains militants.
« Il ne s’agit pas tant de vivre dans l’idée d’une réparation – comme disait le grand poète martiniquais, descendant d’esclaves, Aimé Césaire, l’esclavage est irréparable – que de regarder vers demain, c’est-à-dire renforcer les liens entre nos deux continents », écrit M. Valls.
Pour M. Valls, ‘‘la mémoire ne doit pas désunir’‘. Elle doit au contraire renfermer les fractures et rassembler, dès lors que l’on fuit ce penchant terrible de la concurrence mémorielle, de la hiérarchie, de la comparaison entre les souffrances des uns et les malheurs des autres’‘, renchérit-il.
“S’affranchir de son passé, ce n’est pas absoudre ceux qui ont pu commettre des crimes. Ce n’est pas oublier (…) S’affranchir du passé, c’est connaître l’histoire et être fier de ce que l’on est aujourd’hui (…) S’affranchir de son passé, c’est aussi se tourner avec enthousiasme vers l’avenir”, plaide-t-il encore.
Lors d’un voyage aux Antilles en 2015, le président français François Hollande avait déjà écarté l’idée de réparations matérielles
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