Maroc
Le Maroc mettra fin, le 20 septembre à 02h00, à l’usage permanent de GMT+1 instauré en 2018, pour revenir définitivement à l’heure de Greenwich (GMT), selon une décision entérinée en Conseil de gouvernement et annoncée par le chef de l’exécutif Aziz Akhannouch.
Le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, a précisé que cette mesure vise à « remédier aux difficultés » engendrées par l’heure supplémentaire et à répondre aux attentes exprimées par la population.
Instaurée initialement en 2008 de façon saisonnière pour des raisons d’économie d’énergie et de synchronisation avec les partenaires européens l’heure d’été avait été généralisée à l’année en 2018, sous réserve d’une suspension durant le ramadan. Cette réforme avait alors été justifiée par la volonté de stabilité horaire et de continuité économique.
Cependant, le dispositif a suscité une contestation croissante. Les critiques ont porté sur ses effets jugés limités sur les économies d’énergie, mais aussi sur ses impacts sociaux : perturbation des rythmes biologiques, difficultés pour les élèves contraints de commencer la journée dans l’obscurité, et interrogations sur la sécurité des déplacements matinaux. Une mobilisation citoyenne aurait rassemblé près de 300 000 signatures en faveur d’un retour au GMT.
Sur le plan politique, la décision intervient dans un climat préélectoral, à quelques mois d’échéances législatives. Elle est interprétée comme une réponse aux revendications sociales portées de longue date, mais aussi comme un enjeu de campagne. L’ancien chef du gouvernement Abdelilah Benkirane et son parti, le Parti de la justice et du développement, avaient récemment promis l’abrogation de ce régime horaire s’ils revenaient au pouvoir.
En actant ce retour au GMT, le Maroc referme ainsi une parenthèse de huit années d’ajustements horaires permanents, marquées par un débat persistant entre impératifs économiques, considérations sociales et arbitrages politiques.
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