Bienvenue sur Africanews

Merci de choisir votre version

Regarder en direct

Infos

news

Faute d'engrais, la guerre au Moyen-Orient menace l'agriculture au Kenya

Elizabeth Amina Kadenge, une agricultrice de 41 ans, travaille dans sa ferme à Kilifi, au Kenya, le 12 août 2025.   -  
Copyright © africanews
Copyright 2025 The Associated Press. All rights reserved

Kenya

Une crise silencieuse se profile dans les champs du monde entier. Les agriculteurs font face à une pénurie d’engrais et à une flambée des prix, conséquence directe des perturbations liées à la guerre en Iran.

Au cœur du problème : le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part importante du commerce mondial d’engrais. Les tensions dans la région ont fortement ralenti les flux, provoquant des retards de livraison et une baisse des stocks, alors même que la saison des semailles débute dans de nombreuses régions.

Au Kenya, les effets se font déjà sentir. Les agriculteurs peinent à se procurer des engrais subventionnés. Les files d’attente s’allongent et les quantités disponibles sont limitées, obligeant chacun à se contenter de quelques sacs seulement. Une situation bien différente de l’année précédente, où l’approvisionnement était plus stable.

Sur les marchés, la hausse des prix est tout aussi préoccupante. Les commerçants constatent des augmentations quasi quotidiennes, rendant les engrais de plus en plus inaccessibles pour de nombreux exploitants. Face à cette pression, certains se tournent vers des solutions alternatives comme les engrais organiques, moins coûteux mais souvent moins performants.

Les organisations internationales tirent la sonnette d’alarme. Le Programme alimentaire mondial met en garde contre un risque immédiat pour l’Afrique subsaharienne, particulièrement dépendante des importations d’engrais en provenance du Golfe. Dans certains pays, plus d’un quart de l’approvisionnement provient de cette région.

Une réduction des livraisons pourrait entraîner une hausse des coûts de production pour les agriculteurs, mais surtout une baisse des rendements agricoles. À terme, cette situation pourrait se traduire par une augmentation des prix alimentaires et une aggravation de l’insécurité alimentaire.

Moins d’engrais, des coûts en hausse et des récoltes fragilisées : les conséquences de cette crise pourraient rapidement dépasser le seul secteur agricole et toucher des millions de consommateurs à travers le monde.

Voir plus