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La guerre au Moyen-Orient attire l'attention sur le pétrole africain [Business Africa]

Ronald Kato et Carole Nakhle pour Business Africa   -  
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Les tensions au Moyen-Orient ont provoqué une onde de choc sur les marchés énergétiques mondiaux, poussant les acheteurs à se tourner vers d’autres sources d’approvisionnement.

Contrairement au brut provenant du Moyen-Orient, une grande partie du pétrole africain n’a pas besoin de transiter par des couloirs vulnérables tels que le détroit d’Ormuz, où des événements comme une guerre peuvent paralyser le transport maritime.

Mais des années d’investissements limités ont empêché les producteurs africains d’augmenter leur production suffisamment et assez rapidement pour combler les déficits de l’offre mondiale. Depuis plus d’une décennie, les prêteurs européens, en particulier, ont freiné le financement des projets pétroliers et gaziers en Afrique, invoquant des préoccupations climatiques.

Cette décision a nui ou gravement retardé des projets en Ouganda, au Mozambique, en Angola, entre autres pays.

Carole Nakhle est experte en énergie et PDG de Crystol Energy. Elle se joint à l’émission pour partager ses réflexions sur la manière dont l’Afrique peut attirer les investissements et redéfinir la dynamique mondiale du pétrole brut.

L'agriculture se prépare à l'impact sur les exportations d'engrais

Le Golfe fournit près de 35 % des exportations mondiales d'urée et 20 à 30 % de l'ammoniac. Jusqu'à 30 % du commerce mondial d'engrais transite par le détroit d'Ormuz, qui est désormais de facto fermé. Ce corridor est également une voie de transit essentielle pour le gaz naturel, un intrant crucial pour la production d'engrais.

L'impact a été immédiat. Les prix de l'urée ont bondi de 19 % pour atteindre plus de 590 dollars la tonne, et continuent de grimper. L'Afrique étant structurellement dépendante des engrais importés, la crise du Golfe fait peser une menace sur les systèmes alimentaires et la sécurité alimentaire.

Zimbabwe : l'essor du tabac entraîne la déforestation

L'augmentation du nombre de producteurs, l'extension des superficies cultivées et l'amélioration du contrôle qualité sont les moteurs de l'essor du tabac au Zimbabwe. Cette année, le pays prévoit de vendre un volume record de 400 millions de kilogrammes de cette culture.

Le succès du tabac a toutefois eu des conséquences néfastes pour l'environnement. Au moins 60 000 hectares de forêt sont détruits chaque année, les agriculteurs abattant des arbres pour faire sécher leur récolte.