Soudan
Dans un communiqué, le ministère soudanais des Affaires étrangères affirme qu’Addis-Abeba servirait de base arrière aux paramilitaires dirigés par Hamdan Daglo.
Ces derniers utiliseraient régulièrement le territoire éthiopien pour lancer des drones contre des positions de l’armée soudanaise dans l’État du Nil Bleu, à l’est du pays. Selon Khartoum, l’Éthiopie fournirait également un appui logistique ainsi que des armes acquises par les Émirats arabes unis. Il s’agit de la première accusation directe formulée publiquement par le Soudan contre Addis-Abeba, jusqu’ici soupçonnée de jouer un rôle ambigu depuis le début du conflit interne soudanais.
Les autorités soudanaises affirment avoir observé, tout au long du mois de février et au début du mois de mars, des tirs de drones en provenance du territoire éthiopien. Khartoum dit se réserver le droit de riposter face à ce qu’il qualifie d’« actes hostiles ».
Par ailleurs, le Soudan accuse les Émirats arabes unis de fournir des armes aux Forces de soutien rapide via la Libye, le Tchad ou encore le Kenya des accusations catégoriquement rejetées par Abou Dhabi.
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