Bienvenue sur Africanews

Merci de choisir votre version

Regarder en direct

Infos

news

RDC : à Goma, le M23 enterre les victimes d'une frappe de drone

Des personnes assistent aux funérailles des civils tués lors d'une frappe de drone à Goma, en République démocratique du Congo, le jeudi 8 janvier 2026.   -  
Copyright © africanews
Moses Sawasawa/Copyright 2026 The AP. All rights reserved

République démocratique du Congo

Le groupe armé AFC/M23 a organisé à Goma les funérailles collectives des victimes de la frappe de drone qui a eu lieu le 2 janvier à Masisi, dans la province du Nord-Kivu.

22 cercueils exposés au Stade de l'Unité, dans une atmosphère lourde, devenu théatre de toute forte émotion et de recueillement.

Audio 1 – Nom : Mubechi Bwere, père d'une victime : « Je suis venu ici pour les funérailles de mon enfant, Amani Bisibuzo, qui est mort à la suite d'une frappe de drone qui a touché Masisi. Il est mort avec six autres personnes, et plus de quarante-trois autres ont été blessées. »

Dans l'est de la RDC, en proie à la violence armée depuis plus de trois décennies, les civils continuent de payer le prix fort. Entre déplacements forcés, traumatismes et pertes humaines, les familles éprouvées réclament la paix et la justice.

Audio 2 – Jean Paul Kibinda, proche d'une victime : « Nous avons seulement besoin de paix. Nous ne voulons pas la guerre, car la guerre tue la population. Ce que nou voulons c'est la paix, vraiment. Que les autorités nous aident et nous donnent la paix. Qu'elles parviennent à un accord à Kinshasa, AFC/M23, afin que la population puisse trouver la paix. »

Selon Médecins Sans Frontières, 42 personnes, dont de nombreux enfants et femmes, ont été blessées par des éclats d'obus lors de la frappe drone. La rébellion accuse les Forces armées de la RDC d'être responsables de l'attaque. Jusqu'à présent, le gouvernement congolais n'a ni confirmé ni démenti ces accusations, et aucune enquête indépendante n'a encore établi les responsabilités. Sans nommer explicitement les auteurs de l'attaque, la MONUSCO, dans un communiqué publié le 3 janvier, a condamné toute attaque visant ou affectant des civils et des infrastructures civiles, y compris l'utilisation de drones. La mission de l'ONU demande une enquête indépendante pour clarifier les faits.

Voir plus