République démocratique du Congo
Conclu initialement en 2008 puis renégocié en mars 2024, le contrat du siècle qui lie la République Démocratique du Congo à un groupe d’entreprises chinoises ne fait pas l’unanimité dans le pays.
Pour une partie de la société civile, ce contrat pour l'exploitation de certains minerais congolais par la Chine en échange de la construction d’infrastructures ne bénéficie pas à la population locale, comme l'affirment les autorités.
Le premier contrat avait été négocié en avril 2008 par l’ancien président Joseph Kabila, pour un montant de 9 milliards de dollars, revue à la baisse à six milliards par le FMI pour éviter tout abus.
L’année dernière, une étude de l’Inspection générale des finances (IGF) avait mis en lumière un déséquilibre financier majeur dans cet accord en faveur de la Chine.
Une révision a alors été initiée par le président Tshisekedi.
Celle-ci devrait permettre au Congo de bénéficier d’un budget annuel d’au moins 324 millions de dollars pour la construction d’infrastructures.
Plus d’un an après sa signature, le gouvernement affirme que ce contrat a permis des retombées économiques et sociales, parlant même d’un partenariat gagnant-gagnant. Des propos que contestent plusieurs organisations de la société civile.
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