Syrie
Le ministre syrien de la Défense, le général Ali Mahmoud Abbas, a annoncé que le retrait des forces gouvernementales de la ville centrale de Hama constituait une mesure tactique. Il a également affirmé la détermination de l'armée syrienne à reprendre le contrôle des zones perdues.
Dans une déclaration télévisée diffusée tard jeudi soir, le général Abbas a qualifié les insurgés de "takfiris", un terme désignant des extrémistes musulmans, et a accusé des pays régionaux et internationaux de les soutenir. Bien qu'il n'ait pas explicitement nommé ces nations, il semblait faire allusion à la Turquie, principal soutien de l'opposition syrienne, ainsi qu'aux États-Unis.
"Nous menons aujourd'hui une bataille acharnée et continue contre les organisations terroristes les plus puissantes, qui utilisent des méthodes de guérilla. Cela oblige nos forces armées à adopter des stratégies appropriées", a-t-il déclaré.
Le général Abbas a justifié le retrait de l'armée syrienne de Hama, quatrième plus grande ville du pays, en affirmant qu'il s'agissait d'une décision prise pour "protéger la vie des civils". Cependant, il a mis en garde contre des tentatives des insurgés de diffuser de fausses déclarations ou ordres au nom de l'armée syrienne, en utilisant même des technologies avancées telles que l'intelligence artificielle pour créer des contenus audio ou vidéo trompeurs.
Il a exhorté les Syriens, ainsi que les membres des forces armées, à ne se fier qu'aux informations diffusées par les médias d'État syriens.
"Je confirme que ce qui s'est passé à Hama aujourd'hui est une mesure tactique temporaire. Nos forces restent déployées aux abords de la ville de Hama et sont pleinement préparées à remplir leurs devoirs nationaux et constitutionnels", a-t-il assuré.
Le retrait des forces gouvernementales de Hama marque un revers important pour le président syrien Bachar al-Assad, survenu seulement quelques jours après la prise majeure d'Alep, la plus grande ville du pays, par les insurgés.
L'offensive, menée par Hayat Tahrir al-Cham (HTS), un groupe djihadiste, et une coalition de milices syriennes soutenues par la Turquie, connue sous le nom d’Armée Nationale Syrienne, semble destinée à se poursuivre avec pour prochain objectif Homs, la troisième plus grande ville de Syrie. Située à environ 40 kilomètres au sud de Hama, Homs constitue une porte stratégique vers la capitale, Damas, siège du pouvoir d'Assad, ainsi que vers la région côtière, bastion de soutien au régime.
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