Egypte
Amnesty International a accusé mercredi les autorités égyptiennes de "continuer à étouffer les libertés", à six semaines de l'ouverture en Egypte de la Conférence mondiale de l'ONU sur le climat (COP27).
En septembre 2021, le président Abdel Fattah al-Sissi a lancé une stratégie nationale pour les droits humains, dans laquelle il insiste sur le fait que l'éducation, la santé ou l'électricité sont des droits plus nécessaires que celui, par exemple, de rassemblement, quasiment interdit en Egypte.
Agnès Callamard, secrétaire générale d'Amnesty International basée à Londres, a accusé les autorités d'utiliser cette stratégie "pour dissimuler leurs violations incessantes des droits humains, pensant qu'elles peuvent tromper le monde avant la COP27".
La communauté internationale doit "faire pression sur les autorités égyptiennes" pour "mettre fin aux abus et à l'impunité, en commençant par la libération de milliers de critiques et d'opposants détenus arbitrairement dans les prisons égyptiennes", a ajouté l'organisation de défense des droits humains.
Pour les défenseurs des droits humains, l'attribution de la COP27 à l'Egypte est perçue comme une "récompense à un pouvoir répressif". Depuis son arrivée au pouvoir en 2013, Abdel Fattah al-Sissi est accusé par ces militants d'avoir progressivement muselé la population.
L'Egypte compte plus de 60 000 détenus d'opinion, dont des militants pacifiques, des avocats, des universitaires et des journalistes, selon Amnesty.
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