Afrique du Sud
C’est sous haute protection sécuritaire que les électeurs se rendront aux urnes lors des élections municipales de lundi en Afrique du Sud. Le président sud-africain a autorisé le déploiement de 10 000 soldats pour veiller au grain.
Cyril Ramaphosa ne veut rien laisser au hasard, trois mois après les violences qui ont secoué son pays, suite à l’incarcération de l'ex-président Jacob Zum à 15 mois de prison pour outrage à la justice. A l’époque, 25 000 soldats avaient été mobilisés pour tenter de donner un coup de main aux forces de police.
Quatre provinces dont le KwaZulu-Natal, Gauteng, et Western Cape sont considérées par la police comme des foyers de tension à l’approche des élections.
Sur le plan politique, le Congrès national africain au pouvoir, tentera de redorer son blason terni par les affaires de corruption. Alors même que les coupures d'électricité se multiplient, le chômage vient d'atteindre un nouveau record à 34,4 % et le pays se remet péniblement d'une vague de violences sociales qui ont fait plus de 350 morts en juillet.
Le vice-président sud-africain David Mabuza a reconnu que les coupures d'électricité faisaient beaucoup de tort à la campagne : "Les gens se plaignent beaucoup", a-t-il admis.
Et pour la première fois depuis 27 ans, les sondages indiquent qu'une majorité d'électeurs pourraient se détourner du parti de Nelson Mandela.
"On est peut-être à un tournant pour l'ANC et à un tournant pour l'Afrique du Sud", estime le président du groupe de réflexion Democracy Works, William Gumede.
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