Egypte
Inutilisé depuis 30 ans en raison d'innovations technologiques, cet appareil, qui date de 1902 et qui fond des hiéroglyphes, a repris du service au nom de la conservation du patrimoine au Caire.
Pour les besoins du projet, l'ancien opérateur de la machine, Hossam Saad, a dû sortir de sa retraite, il est désormais chargé de former de jeunes ouvriers à faire fonctionner des machines qui n'existent nulle part ailleurs.
"Elle a été redémarrée avec succès en septembre après plusieurs réparations et l'acquisition de pièces. Elle fonctionne maintenant depuis septembre, nous avons été très émus la première fois que nous avons pu graver un personnage mobile qui était une croix de vie, ce qui a été le premier signe que nous avons pu graver à nouveau" assure Mathieu Gousse, chef d'édition de l'IFAO.
À l'heure où l'impression offset et le numérique règnent sur le monde de l'édition, la remise en marche, de cet atelier typographique suscite la curiosité dans la capitale égyptienne. Outre la dimension patrimoniale, le projet permettra à terme d'initier un travail avec des calligraphes ou des professionnels du livre.
Nombre de chercheurs restent attachés aux hiéroglyphes entièrement noirs imprimés au plomb, qui se distinguent de ceux, évidés, des publications modernes. La bibliothèque et ses quelque 92 000 volumes est une référence dans le monde de l'égyptologie. Le centre dirige 35 chantiers de fouille en Egypte et continue de publier les travaux de ses chercheurs.
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