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ONU : régression de la faim à l'échelle mondiale, dans un contexte fragile

Martha Waema se tient debout dans sa ferme, inondée après plusieurs semaines de pluies à Machakos, au Kenya, le 8 mai 2024   -  
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Crise climatique

La faim à l’échelle mondiale a connu une légère régression, c’est ce que souligne un rapport des Nations unies sur l’état de la sécurité alimentaire et de la malnutrition publié mardi.

Environ 645 millions de personnes, soit 7,8 % de la population mondiale, ont souffert de la faim l’année dernière, contre 8,1 % en 2024 et 8,6 % en 2022 précise le texte.

Mais il faut rester prudent. Et pour cause, le document souligne en effet que plus de 500 millions de personnes pourraient encore souffrir de faim chronique d’ici 2030, souligne le document.

L’Afrique est en ligne de mire. Le continent a enregistré 309 millions de personnes sous-alimentées, le plus grand nombre au niveau mondial.

''On constate de légers progrès. Il est vrai que, d’une année sur l’autre, nous estimons qu’environ 14 millions de personnes sont sorties de la faim et de la pauvreté. Cependant, les chiffres restent très alarmants. Les progrès n’ont pas été très importants. L’un des principaux défis réside également dans la croissance démographique rapide en Afrique. '', déclare Alvaro Lario, président du Fonds international de développement agricole.

Et d'ajouter : Pour la première fois, l’Afrique compte le plus grand nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde, devant l’Asie, ce qui s’explique à la fois par une croissance démographique bien plus forte en Afrique et, parallèlement, par une croissance économique bien plus importante en Asie.

Le président du Fonds international de développement agricole interpelle : il est nécessaire de mettre en œuvre un certain nombre de réformes structurelles et de mettre davantage l’accent sur les investissements, notamment les investissements structurels en Afrique, de la part de ses dirigeants, afin de garantir que la majeure partie de cette population puisse sortir de la faim et de la pauvreté.

Nous souhaiterions donc voir des investissements structurels dans le renforcement de la production alimentaire locale, des capacités de stockage et de la distribution. Pourtant, notamment dans les pays à faibles revenus, environ 77 % de la population n’a pas les moyens de s’offrir une alimentation saine, et ce chiffre s’élève à un tiers à l’échelle mondiale. Je trouve cela vraiment alarmant.

Les conflits restent l’un des principaux obstacles à la réduction de la faim dans le monde. Près de 60 % des personnes souffrant de malnutrition chronique dans le monde pourraient vivre en Afrique d’ici à 2030, selon l’Organisation des Nations unies.