Eswatini
Les quelques 585 000 électeurs du royaume d’Eswatini choisissent ce vendredi, les 59 députés de leur Assemblée nationale.
Une élection sans réelle enjeu, le parlement de ce royaume n’ayant qu’un rôle essentiellement consultatif.
Les formations politiques interdites dans la monarchie depuis un demi-siècle, ne participent pas aux élections. Les candidats aux législatives se présentent sans étiquette partisane et ils ont été sélectionnés par des chefs traditionnels, à la solde du roi.
Mswati III, 55 ans et au pouvoir depuis 1986, disposant de l’ensemble des prérogatives. Il nomme le Premier ministre, les juges et autres. Les manifestations en faveur de la démocratie ont été réprimées dans le sang en 2021 faisant au moins 40 morts.
L’opposition a appelé au boycott, dénonçant une parodie d’élection. Ils disent que les élections sont libres et justes, mais il n'en est rien", tempête Sakhile Nxumalo, 28 ans, président du Congrès des jeunes du Swaziland, la branche jeunesse du Mouvement démocratique uni du peuple (Pudemo - opposition).
L'opposition s'organise souvent depuis l'étranger et sur la base fragile d'une Constitution qui garantit, en théorie, les libertés d'expression et d'opinion, ainsi que le droit de réunion et d'association.
"Nous vivons dans une dictature. Si quelqu'un ose parler, la police vient frapper à sa porte au milieu de la nuit et l'arrête pour trahison ou autre", dénonce Thantaza Silolo, porte-parole de la première formation d'opposition, le Mouvement de libération du Swaziland (Swalimo).
Un député pro-démocratie élu en 2018 est aujourd'hui en exil. Deux autres sont en prison.
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