Egypte
Condamné mardi à trois ans de prison pour diffusion de fausses informations, le chercheur Patrick Zaki a été gracié mercredi par le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi.
Après 22 mois de détention préventive, il s'était présenté mardi libre devant une cour d'exception qui le jugeait pour la parution d'un article en 2019 où il dénonçait des violations des droits des Coptes, la plus importante communauté chrétienne du Moyen-Orient. Sa condamnation avait déclenché un tollé tant en Egypte qu'à l'étranger.
Le chercheur avait déjà été interpellé en février 2020 pour terrorisme et libéré en décembre 2021. Pendant son premier séjour en prison, le Sénat à Rome avait voté pour lui accorder la nationalité italienne en vue de le protéger.
Quelques heures après l'annonce de sa libération, la première ministre italienne Giorgia Meloni s'est réjouie et a annoncé au passage que Patrick Zaki serait de retour jeudi en Italie.
Des grâces présidentielles ont également été accordées à d'autres prisonniers dont l'avocat Mohamed al-Baqer arrêté en 2019 alors qu'il assistait à l'interrogatoire de son client l'activiste Alaa Abdel Fattah.
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