Burundi
Au Burundi, la Fondation Patrick Ngoga fabrique des prothèses, des attelles, des béquilles, et bien d'autres appareils orthopédiques. L'idée a germé dans la tête de son président, souffrant d'un handicap depuis son plus jeune âge à cause d'une injection ayant touché le nerf sciatique. Après trois ans de formation en appareillage orthopédique au Japon, il est retourné à Bujumbura afin d'ouvrir sa propre fondation pour venir en aide à ses concitoyens handicapés.
"Avant ma formation, on devait aller à l’étranger pour avoir une prothèse", explique le fondateur Patrick Ngoga. "Aujourd’hui, on peut l’avoir sans aller quitter le pays. Et à bas prix. Beaucoup ont besoin des prothèses. Maintenant, on fabrique les pieds orthopédiques 'made in Burundi'. Les patients peuvent les avoir moins cher."
Une initiative qui redonne le sourire aux personnes vivant avec un handicap. Victime d’accident de la circulation, un des bénéficiaires des services de la Fondation ne cache pas sa satisfaction.
"Je suis très content, car je marchais avec béquilles, et je ne pouvais porter que des shorts depuis bientôt quatre ans", détaille Chartier Bimenyimana. "Mais maintenant je pouvoir porter à nouveau des pantalons".
Et pour les adhérents d'associations des personnes vivant avec handicap, le travail de cette fondation est plus qu'apprécié.
"La majorité des personnes handicapées sont issues des familles pauvres qui ne peuvent pas se procurer ce genre de prothèses ou d’orthèses", explique Eugene Nsabayezu, le président du Comité Para-Olympique du Burundi. "Parce que si vous essayez d’évaluer, ça coûte très cher. Je peux dire que cette fondation aide certaines de ces personnes à avoir ces matériels à la mobilité."
Pour le Comité Para-Olympique du pays, il n'y a pas de donnée précise concernant le nombre de personnes souffrant d'un handicap au Burundi. Avant la fondation de Patrick Ngoga, un seul centre de rééducation motrice existait dans le pays. Et pour avoir une prothèse issue de l'étranger, il fallait débourser près de 5 000 dollars, contre 600 aujourd'hui.
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