Burkina Faso
Lundi 24 janvier, dans les rues de Ouagadougou, des civils clament leur soutien au groupe de militaires ayant déclaré avoir arrêté le président Roch Marc Christian Kaboré. Depuis trois jours, une révolte s'installe à travers le Burkina Faso. Dimanche 23 janvier, des soldats mutins ont tiré dans leur caserne ainsi qu'aux abords de la résidence du président. Selon des habitants, un hélicoptère a même survolé la zone tous feux éteints.
Un mouvement qui dénonce les violences djihadistes
Militaires et civils protestent contre l'incapacité des autorités à diminuer la violence djihadiste qui mine le pays. Depuis 2015, plus de 2 000 personnes sont mortes et 1,5 million de personnes ont du fuir leur foyer. Lors de sa réélection il y a six ans, le président Kaboré avait promis de faire de la lutte anti-djihadiste une "priorité" mais les attaques meurtrières se sont multipliées. En décembre dernier, un 41 personnes sont mortes dans la zone de You, dans le nord du pays.
Une situation confuse
Un journaliste de l'AFP révèle qu'une dizaine de soldats encagoulés et armés est postée devant le siège de la Radiodiffusion-Télévision du Burkina (RTB). On ignore s'il s'agit de soldats fidèles au pouvoir ou des dissidents.
La situation reste confuse car pour le moment, ni les militaires insurrectionnels ni le gouvernement burkinabé n'ont fait de déclaration officielle.
Dans un communiqué ce lundi 24, les Etats d'Afrique de l'Ouest ont indiqué suivre "avec une grande préoccupation" l'évolution de la situation au Burkina Faso, "caractérisée par une tentative de coup d'Etat".
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