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Les Prix Nobel à l'épreuve de la Paix

Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, recevant le Prix Nobel de la Paix, le 10 décembre 2019.   -  
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Ethiopie

Le comité Nobel appelle à la désescalade entre l’Ethiopie et la région du Tigré.

Ce lundi, le comité norvégien s’est dit "profondément préoccupé" par la situation dans la Corne de l’Afrique, 12 jours après le lancement d'une offensive contre la région dissidente.

Ce commentaire sur l’actualité est un fait très rare pour les cinq membres du comité qui ont décerné le prix Nobel de la Paix 2019 à Abiy Ahmed.

Le Premier ministre éthiopien fut récompensé pour ses efforts de rapprochement avec l'Érythrée et les réformes démocratiques engagées dans son pays. Mais Abiy Ahmed n’est toutefois pas le premier Nobel de la Paix à faire pâlir son aura.

En 2009, Barack Obama fut le lauréat surprise de la prestigieuse récompense, neuf mois après sa prise de fonction à la tête des Etats Unis. Dix ans plus tard, les voix s’élèvent toujours contre l’engagement des USA dans plusieurs opérations militaires sous son mandat, dont les raids aériens au Moyen Orient.

Lauréat du Prix en 1994 avec le Premier ministre israélien Yitshak Rabin et Yasser Arafat, Simon Peres fut récompensé pour avoir oeuvre en direction de la paix entre Israéliens et Palestiniens. Il fut toutefois accusé en 2009 d’avoir défendu, en tant que Président, une attaque contre une école de Gaza, qui avait 40 morts.

Aung San Suu Kyi fut nobélisée en 1991 pour sa résistance pro-démocratique face à la junte militaire birmane. "**La Dame de Rangoon"** est depuis vivement critiquée pour son inaction face aux exactions commises contre la minorité musulmane rohingya en Birmanie, qualifiée de "génocide" par des enquêteurs de l’ONU. Près de 430 000 personnes ont signé une pétition pour réclamer la révocation de son prix.

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