Burkina Faso
Il y a quelques années, l’introduction du coton génétiquement modifié avait généré d’immenses espoirs chez des milliers de paysans Burkinabés.
Résistant aux parasites destructeurs, entre 2007 et 2015, le coton CGM de Mosanto, une entreprise américaine, était de qualité supérieure et le pays avait grainé des galons sur le continent suscitant parfois des convoitises. Cependant, passé le rêve, la réalité a été plus amère, l’ époque glorieuse n’aura pas durer une éternité, le coton made in burkina a perdu de sa superbe, pire son label.
Autrefois très apprécié sur le marché mondial pour sa pureté et la longueur de sa fibre, le coton burkinabè a décliné. Ces deux dernières années, les productions CGM très courtes et de mauvaises qualités ont fait fuir les acheteurs. Conséquence, le coton burkinabé n’attire plus et les paysans s’inquiètent des pertes enregistrées.
“Sincèrement, le coton génétiquement modifié, ce n’est pas bon aujourd’hui. Ce n’est pas bon demain. Lorsque vous produisez du coton génétiquement modifié dans votre ferme, après deux ans, vous ne pouvez plus rien planter sur votre terre” s’alarme un paysan.
Face à ce dilemme et ce manque de rentabilité, le Burkina a choisi de renoncer et revenir à la production conventionelle.
Parmi les raisons de l’utilisation de ce coton CGM, les promesses de meilleurs rendements et une augmentation de la production. De plus, grâce à cette production biotechnologique moins pénible, les paysans fournissaient moins de travail quant aux traitements phytosanitaire.
Les résultats escomptés n’ont pas été atteints et le pays a fait machine en arrière. Le gouvernement a injecté de sang neuf par de nouveaux investissements, mais le mal est déjà fait.
Certains paysans qui ont été encouragés à ensemencer jusqu‘à 80% de leur production espèrent des dédommagements du géant Américain qui parie sur une nouvelle variété de coton biotechnologique pour la campagne 2020-2021.
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