Afrique du Sud
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a annoncé mardi une série de mesures d’urgence pour renforcer la sécurité des femmes, après la découverte des corps de 11 femmes à Ekurhuleni, à l’est de Johannesburg, depuis la mi-juillet.
Dans une allocution à la nation, le chef de l’État a reconnu la colère suscitée par ces meurtres et assuré partager cette colère. Une équipe d’intervention multidisciplinaire a été mise en place pour enquêter sur les décès. Quatre personnes sont actuellement en garde à vue.
Cyril Ramaphosa a toutefois précisé que la police ne disposait, à ce stade, d’aucune preuve permettant d’établir que les meurtres avaient été commis par un seul auteur. Plusieurs victimes, âgées pour la plupart de 20 à 30 ans, auraient été retrouvées dévêtues et certaines présentaient des signes d’agression sexuelle.
Face à la persistance des violences sexistes, le président a ordonné à chaque municipalité de réaliser un audit de la sécurité des femmes. Les zones considérées comme dangereuses devront notamment être identifiées : rues mal éclairées, espaces publics envahis par la végétation, bâtiments abandonnés, transports ou parcs insuffisamment sécurisés.
Le gouvernement veut également renforcer la lutte contre les violences liées à l’alcool. La police et le parquet ont reçu pour instruction de rouvrir certains dossiers non résolus concernant des femmes et des enfants et d’accélérer les procédures en cours, notamment celles liées aux violences sexistes et aux féminicides. « Ce que nous avons fait n’a pas été suffisant. Nous devons faire beaucoup plus », a reconnu Cyril Ramaphosa.
01:17
Aliko Dangote : "L’Afrique sera largement autosuffisante en carburants d’ici 2030"
01:26
Italie : des Indiens récupèrent salaires et droits après des accusations d’exploitation
01:00
Italie : 3 Égyptiens condamnés pour la disparition de Giulio Regeni
01:32
Le Niger relance son exploitation d'uranium pour attirer de nouveaux capitaux
01:41
Éthiopie : poursuite des combats au Tigré, le TPLF progresse vers le sud
02:07
Afrique du Sud : après une série de meurtres, les joggeuses s'équipent