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Une notation souveraine est bien plus qu’un simple chiffre. Elle influence la manière dont les investisseurs évaluent la capacité et la volonté d’un État à rembourser sa dette, et détermine le coût auquel les pays peuvent emprunter.
Une mauvaise note de crédit se traduit généralement par une dette plus coûteuse et un accès plus difficile au financement.
Pour les pays africains, la "prime de risque africaine" s’est transformée en une facture de plusieurs milliards de dollars, en partie parce que le risque est souvent évalué avec une connaissance insuffisante des réalités économiques locales.
Selon l’ONU, les pays africains sont confrontés à certains des coûts d’emprunt les plus élevés au monde. Les notations souveraines contribuent à faire grimper les taux d’intérêt et peuvent limiter l’accès des États africains aux marchés internationaux de capitaux.
L’Union Africaine entend désormais changer la donne avec sa propre agence de notation.
Le Dr Misheck Mutize, conseiller de l’UA sur les agences de notation, a joué un rôle central dans la création de l’Africa Credit Rating Agency (AfCRA).
Il revient sur le mandat de cette nouvelle agence et explique pourquoi, selon lui, les économies africaines doivent être évaluées à partir de données et de réalités économiques concrètes, plutôt que sur la base de perceptions ou d’hypothèses.
Sénégal : les ambitions spatiales prennent leur envol
Les ambitions africaines dans le secteur spatial accélèrent. Les budgets nationaux consacrés à l’espace ont atteint 800 millions de dollars, contre moins de 300 millions de dollars en 2018.
L’accès à des données satellitaires de meilleure qualité devient essentiel pour l’aménagement urbain et la surveillance environnementale, notamment face à l’expansion rapide des villes et aux effets d’un climat de plus en plus imprévisible sur l’agriculture.
Après avoir noué un partenariat avec la France pour construire et lancer ses satellites, le Sénégal a finalisé ses plans pour assembler ses futurs satellites sur son propre territoire, au siège de son programme spatial national, à proximité de Dakar.
Secteur informel : le moteur de l’économie africaine au potentiel sous-exploité
Le secteur informel africain est à la fois un défi économique et un filet de sécurité pour des millions de personnes. Faiblement réglementé et peu protégé, il contribue encore relativement peu aux recettes fiscales des États.
Pourtant, il constitue l’un des principaux piliers de l’économie du continent et représente plus de 80 % de l’emploi en Afrique. Le secteur informel joue déjà un rôle majeur dans la création de richesse et la formation du PIB.
La véritable question est désormais de savoir comment formaliser et intégrer davantage le secteur informel afin de libérer son plein potentiel économique.
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