Cyril Ramaphosa
L'opposition sud-africaine a vivement réagi vendredi après la décision de la Haute Cour du Cap de suspendre la procédure de destitution engagée contre le président Cyril Ramaphosa dans le cadre de l'affaire Phala Phala.
La justice a fait droit à la demande du chef de l'État de mettre en pause les travaux de la commission parlementaire chargée d'examiner une éventuelle procédure de destitution, dans l'attente de l'examen judiciaire d'un rapport indépendant publié en 2022.
Ce rapport concluait que le président « pouvait avoir commis » des violations graves de la Constitution ainsi que des fautes de conduite en lien avec le scandale.
L'affaire remonte à 2020, lorsqu'environ 580 000 dollars en espèces ont été dérobés dans sa ferme de gibier de Phala Phala. Cyril Ramaphosa affirme que cette somme provenait de la vente de buffles et assure avoir signalé le vol à la police. Il nie toute irrégularité.
À la suite de la décision de justice, la présidence a indiqué que le chef de l'État respectait l'indépendance du pouvoir judiciaire et qu'il continuerait de coopérer avec les mécanismes de contrôle prévus par la Constitution.
La Haute Cour doit examiner en septembre la demande de Cyril Ramaphosa visant à faire annuler le rapport de 2022. D'ici là, la procédure de destitution au Parlement restera suspendue.
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