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Le détroit de Bab el-Mandeb, nouveau foyer de tensions régionales

Des pêcheurs yéménites naviguent dans les eaux du détroit de Bab el-Mandeb, au Yémen, le 5 avril 2026.   -  
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Abdulnasser Alseddik - Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved

Iran

Alors que la fermeture du détroit d’Ormuz bouleverse déjà les flux énergétiques mondiaux, les regards se tournent désormais vers le détroit de Bab el-Mandeb, autre artère vitale du commerce maritime.

Dimanche, le président américain Donald Trump a proféré de virulentes menaces à l’encontre de l’Iran et de ses infrastructures, exigeant la réouverture du détroit d’Ormuz avant l’échéance fixée à mardi. Cette mise en garde intervient après le sauvetage, par les forces américaines, d’un aviateur blessé dont l’appareil, abattu par l’Iran, s’était écrasé derrière les lignes ennemies.

En réponse, Téhéran a frappé des infrastructures dans plusieurs pays arabes du Golfe voisins, laissant planer la menace d’une restriction du trafic dans une autre voie maritime stratégique : le détroit de Bab el-Mandeb, au large de la péninsule Arabique.

Depuis la fermeture d’Ormuz, l’Arabie saoudite y fait transiter chaque jour des millions de barils de brut. Large de seulement 32 kilomètres, ce passage figure parmi les plus fréquentés au monde pour le transport pétrolier. Près d’un quart du trafic mondial de conteneurs y transite également, en liaison avec le canal de Suez.

Ce corridor maritime relie la mer Rouge au golfe d’Aden et à la mer d’Arabie, ce qui en fait un point névralgique pour les échanges internationaux. Toute perturbation de la circulation dans cette zone aurait des répercussions immédiates sur l’industrie maritime et sur l’économie mondiale.

Les craintes se renforcent depuis l’entrée en guerre des Houthis. Plusieurs observateurs redoutent que le mouvement yéménite ne reprenne ses attaques contre les navires en mer Rouge, accentuant davantage les tensions sur les chaînes logistiques mondiales.

Une telle situation contraindrait les compagnies maritimes à dérouter leurs navires par le cap de Bonne-Espérance, comme ce fut déjà le cas en 2024 et 2025, avec à la clé un allongement considérable des trajets et une hausse significative des coûts de transport.

Les Houthis ont d’ores et déjà affirmé qu’ils ne laisseraient ni les États-Unis ni Israël utiliser la mer Rouge pour mener des opérations contre l’Iran.

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