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Guerre au Moyen-Orient : l’Iran dément toute négociation avec les USA

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, s'exprime lors d'une conférence de presse à Beyrouth, au Liban, le 12 octobre 2024.   -  
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Iran

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, a fermement démenti lundi toute négociation en cours avec les États-Unis, en réaction aux déclarations de Donald Trump, affirmant que l’Iran souhaitait un accord pour mettre fin à la guerre.

Dans un message publié sur le réseau social X, M. Qalibaf a insisté : « Aucune négociation n’a eu lieu avec les États-Unis. Nos dirigeants et notre peuple resteront unis jusqu’à l’atteinte de cet objectif. » Il a également dénoncé la propagation de fausses informations visant, selon lui, à manipuler les marchés financiers et pétroliers, qualifiant cette stratégie de tentative pour « sortir de l’impasse dans laquelle se trouvent les États-Unis et Israël ».

Ces déclarations interviennent après que M. Trump ait affirmé que des « conversations très bonnes et productives » s’étaient déroulées avec des responsables iraniens anonymes, et qu’il reportait de cinq jours des frappes sur les infrastructures énergétiques iraniennes. L’objectif, selon lui, était de poursuivre les discussions pour rétablir la libre circulation dans le détroit d’Hormuz, clé pour environ 20 % du pétrole mondial.

Cependant, des responsables iraniens et anciens officiers militaires ont qualifié ces affirmations de stratégie de tromperie destinée à influencer les prix de l’énergie et à préparer de nouvelles manœuvres militaires. Selon Hossein Kanani Moghaddam, ancien commandant des Gardiens de la révolution, tant que les forces américaines resteront déployées au Moyen-Orient et qu’aucune garantie internationale ne sera donnée à Téhéran contre de nouvelles attaques, le détroit d’Hormuz restera fermé et aucune négociation n’aura lieu.

Parallèlement, les États-Unis ont intensifié le déploiement de troupes et de navires amphibies dans la région. Selon plusieurs sources, des milliers de Marines et des navires de guerre, dont l’USS Tripoli, l’USS New Orleans et l’USS Boxer, devraient rejoindre le commandement central américain en Méditerranée et dans le Golfe, renforçant la pression sur l’Iran. Des options d’intervention au sol sur des îles stratégiques, telles que Kharg, sont également à l’étude, selon les médias américains.

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