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Ethiopie : le groupe armé oromo menace Addis-Abeba

Un partisan du gouvernement d'Abiy Ahmed à Addis-Abeba   -  
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EDUARDO SOTERAS/AFP or licensors

Ethiopie

La situation se tend chaque jour un peu plus en Ethiopie. Le groupe armé oromo annonce une attaque prochaine sur la capitale. Le gouvernement appelle les habitants d'Addis-Abeba à s'organiser pour défendre la ville.

Selon un chef du groupe armé oromo (OLA), qui combat le gouvernement éthiopien aux côtés des rebelles tigréens, ses combattants se trouveraient près de la capitale et préparaient une nouvelle attaque, promettant la fin prochaine du conflit.

"Ce dont je suis sûr, c'est que ça va se terminer très prochainement", a déclaré dimanche à l'AFP le chef militaire de l'OLA, Jaal Marroo, ajoutant : "Le gouvernement essaie juste de gagner du temps et il essaie de déclencher une guerre civile dans le pays, alors il appelle la nation à se battre. "

Abiy Ahmed appelle la population à défendre Addis-Abeba

L'information a été démentie par le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed qui a tout de même demandé aux habitants d'Addis-Abeba de s'organiser pour défendre la ville. Plusieurs ambassades étrangères ont appelé leurs ressortissants à quitter le pays.

"Alors que nous sommes mis à l'épreuve sur de nombreux fronts, notre volonté collective d'aller au bout du chemin sur lequel nous nous sommes engagés nous a renforcés", a écrit le Premier ministre Abiy Ahmed ce lundi sur Twitter .

L'OLA et le TPLF main dans la main

L'Armée de libération oromo (OLA)est implantée en Oromia, la plus grande région du pays qui enclave Addis Abeba. Son groupe armé s'est alliée en août dernier avec le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) qui combat depuis novembre 2020 les forces gouvernementales dans le nord du pays.

De son côté, le TPLF a affirmé que ses troupes avait conquis plusieurs villes à quelques centaines de kilomètres de la capitale éthiopienne tout en confirmant que les combattants de l'OLA ne seraient plus qu'à une quarantaine de kilomètres d'Addis-Abeba.

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