Afrique du Sud
Le port du foulard sera désormais autorisé au sein de l'uniforme des forces armées sud-africaines.
C'est une victoire après un long combat pour la commandant Fatima Isaacs. Depuis trois ans la militaire se battait pour avoir le droit de porter son foulard islamique sous son béret. En janvier 2020, l'officière avait remporté une première victoire, lorsqu'un tribunal militaire avait abandonné ses poursuites contre la militaire.
Une procédure judiciaire avait été enclenchée suite à son refus d'obéir son supérieur, qui exigeait qu'elle retire son foulard islamique lorsque la militaire revêtait l'uniforme. Si Fatima Isaacs avait été autorisée à porter le foulard, à condition "qu'il ne couvre pas ses oreilles et qu'il soit de couleur unie", l'autorisation individuelle était loin de satisfaire l'officière: la commandant Isaacs avait décider d'attaquer en justice le règlement militaire concernant le port de vêtements religieux, pour permettre à d'autres militaires sud-africaines de porter le foulard en uniforme.
Cette semaine, son long combat est enfin arrivé à sa fin. Un porte-parole militaire de l'armée sud-africaine a annoncé que les forces armées avaient modifié leur règlement, afin de permettre aux femmes musulmanes de porter le foulard, y compris lorsque les militaires seront en tenue.
"Le règlement concernant le port de l'uniforme a été mis à jour, pour permettre aux femmes musulmanes de porter le voile", a expliqué jeudi à l'AFP le porte-parole, Mafi Mgobozi. Une victoire de taille pour les militaires sud-africaines souhaitant porter le voile, tout en servant leur pays.
00:55
Le footballeur sud-africain Jayden Adams meurt brutalement à 25 ans
01:07
Afrique du Sud : arrestation d'un Britannique recherché pour le meurtre présumé de sa famille
00:58
Guinée-Bissau : le chef de l’opposition renvoyé en prison
01:00
Arrêt sur images du 8 juillet 2026
01:05
Afrique du Sud : Abuja dénonce la mort de 2 migrants nigérians
01:09
Afrique du Sud : plus de 3 000 soldats déployés pour sécuriser les marches anti-immigrés