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Barrage sur le Nil : « la réunion s'est bien déroulée » (Trump)

Barrage sur le Nil : « la réunion s'est bien déroulée » (Trump)

Egypte

Selon les protagonistes et le médiateur le président américain Donald Trump, la rencontre ministérielle entre l’Égypte, le Soudan et l’Éthiopie au sujet du barrage sur le Nil Bleu s’est tout de même « bien déroulée ».

Mis à jour à 15h GMT

Cette réunion de Washington, a-t-elle débouché sur des conclusions conciliantes de manière à anticiper toute crise diplomatique entre l’Égypte, le Soudan et l’Éthiopie à propos du barrage sur le Nil Bleu ?

Si l’optimisme est pour l’instant permis, il est tout de même justifié. Tant les propos du médiateur sont plus que rassurants. « Je viens tout juste de rencontrer des représentants éminents d’Égypte, d’Éthiopie et du Soudan pour les aider à résoudre leur différend de longue date sur le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, l’un des plus grands au monde actuellement en construction. La réunion s’est bien déroulée et les discussions se poursuivront pendant la journée », a tweeté Donald Trump.

Et les protagonistes de confirmer : « Les ministres ont réaffirmé leur engagement commun de parvenir à un accord global, constructif, adaptatif, durable et mutuellement bénéfique sur le remplissage et l’exploitation du barrage GERD et de mettre en place un processus clair permettant de respecter cet engagement conformément à la déclaration de principes de 2015 », stipule la déclaration tripartite rendue publique par le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin.

Un processus qui devrait être lancé sous peu. « Les ministres ont également convenu de finaliser l’accord le 15 janvier 2020 au plus tard. Ils participeront à deux réunions à Washington les 9 décembre 2019 et 13 janvier 2020 pour évaluer et soutenir les progrès », poursuit la déclaration.

Initiée par le président américain, cette réunion intervient après « l’impasse » observée lors des négociations d’octobre dernier.

Dénommé «barrage de la Renaissance » (GERD), ce projet a débuté en 2012. D’un coût de 4 milliards de dollars, il est censé devenir à partir de 2022 (début d’exploitation) la plus grande centrale hydroélectrique d’Afrique, avec une production de 6 000 mégawatts.

Dépendant à 90 % du Nil en matière d’approvisionnement en eau, l‘Égypte par exemple a toujours redouté une réduction du débit du fleuve du Nil Bleu.