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Centrafrique : trois mouvements rebelles désarment dans l'ouest (Minusca)

Centrafrique : trois mouvements rebelles désarment dans l'ouest (Minusca)

République Centrafricaine

Les combattants de trois groupes armés ont déposé les armes dans l’ouest du pays, ont annoncé mercredi les représentants de la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

Ce désarmement intervient dans le cadre du programme DDRR, “désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement”, lancé en décembre 2018 par les autorités.

Il vise à désarmer les combattants des quatorze groupes armés signataires de l’accord de paix, conclu avec le gouvernement début février.

Les éléments du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) éligibles au DDRR “ont été complètement désarmés”, a déclaré Kenneth Gluck, représentant spécial adjoint de la Minusca.

Les combattants du mouvement Révolution et justice, ainsi que ceux des UFR-anti-balakas, ont également rendu les armes, a ajouté Kenneth Gluck. “En tout, plus de 450 combattants ont été désarmés dans la préfecture de la Nana-Mambéré” (ouest du pays), a-t-il détaillé.

Le DDRR ne concerne pas la totalité des hommes en armes présents dans la région. Seuls ceux équipés d’une arme de guerre sont qualifiés pour le DDRR.

Dans un pays où nombre de ces miliciens sont équipés d’armes de chasse, “il existe un décalage entre la liste de présumés combattants et le nombre de combattants désarmés”, a précisé Kenneth Gluck.

Par ailleurs, le décompte des combattants s’appuie sur des listes fournies par les groupes armés. “Nous devons les croire sur parole, mais nous allons vérifier sur le terrain”, a indiqué le commandant de la force onusienne Balla Keita.

A ce jour, cinq groupes armés ont pris part au DDRR. Le mouvement 3R, responsable du massacre de Paoua (nord ouest) le 22 mai, est actuellement en cours de désarmement selon la Minusca.

La majorité des 14 groupes signataires de l’accord de paix de Khartoum n’ont toutefois pas encore désarmé leurs troupes. Cet accord est le huitième conclu depuis 2013.

La situation sécuritaire reste particulièrement fragile dans ce pays déchiré par la guerre, qui a forcé près d’un quart des 4,5 millions d’habitants à fuir leur domicile.

AFP

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