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RDC : la partition que pourrait jouer Moïse Katumbi qui rentre le 20 mai

RDC : la partition que pourrait jouer Moïse Katumbi qui rentre le 20 mai

République démocratique du Congo

Suite à l’abandon des poursuites judiciaires contre lui, l’opposant congolais en exil depuis 2016 a promis lundi de rentrer dans son pays natal le 20 mai. Un retour qui pourrait être fort bénéfique au président Tshisekedi cerné par le clan Kabila.

À Lubumbashi comme dans toute la RDC, le compte à rebours a déjà commencé. Ce, jusqu’au 20 mai prochain, date à laquelle l’avion transportant Moïse Katumbi atterrira à l’aéroport international de Luano à Lubumbashi.

L’annonce a été faite par lui-même, l’ancien gouverneur de la province du Katanga. « Le 20 mai, je vais rentrer par avion à Lubumbashi », a déclaré Moïse Katumbi sur RFI.

Ancien allié de l’ancien président Joseph Kabila, Moïse Katumbi avait rejoint l’opposition. Inculpé pour pour « atteinte à la sécurité intérieure de l‘État », pour avoir recruté des mercenaires et condamné à trois ans de prison pour spoliation d’immeuble, le président du club de football TP Mazembe avait quitté son pays le 20 mai 2016, officiellement pour des raisons médicales.

Empêché de participer à la présidentielle de décembre 2018, Katumbi avait soutenu Martin Fayulu, lequel selon la commission électorale et la Cour constitutionnelle a échoué au profit de Félix Tshisekedi.

Mais, c’est en « homme libre » que Katumbi rentra au bercail. En raison de l’abandon des poursuites contre lui. « La Cour de cassation, siégeant en matière de prise à partie (…) annule le jugement RP 7652 rendu le 21 juin 2016 par le tribunal de paix de Lubumbashi/Kamalondo », indiquait en avril dernier une décision du tribunal.

Katumbi bientôt dans le camp Tshisekedi ?

Une décision salutaire rendue possible par des mesures prises par l’acteul chef de l‘État congolais, comme il l’avait promis lors de la campagne électorale. « Sous notre mandat, nous veillerons à garantir à chaque citoyen le respect de l’exercice de ses droits fondamentaux », avait promis Félix Tshisekedi.

« Il y a des choses positives que Félix Tshisekedi est en train de faire. Par exemple la liberté d’expression dans notre pays, la libération d’anciens prisonniers politiques, la suppression des cachots aux services de renseignements. Donc il y a de bonnes choses », a indiqué Moïse Katumbi.

Des propos qui semblent aux antipodes de l’attitude dégagiste de Martin Fayulu qui, revendiquant la victoire (61 % des voix, selon lui), continue de contester la légitimité de Tshisekedi.

L’ancien cadre d’Exxxon Mobil pourrait ainsi perdre un allié de taille. Au grand profit de Tshisekedi qui, cerné au niveau de toutes les institutions ou presque par le camp de l’ancien président, pourrait surfer sur la popularité et le carnet d’adresses du natif de Kashobwe pour bien « prendre son autonomie » vis-à-vis du clan de son prédécesseur, comme lui avait conseillé le président français Emmanuel Macron.

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