République démocratique du Congo
Le ton monte d’un cran entre l’ONU et les autorités de la République démocratique du Congo. Mardi, le chef des droits de l’homme à l’ONU, Zeid Ra’ad al-Hussein, a enjoint Kinshasa de répondre à son appel pour une enquête conjointe des Nations unies avec la justice congolaise sur les violences dans le Kasaï.
Pour le responsable onusien, il urge que des mesures soient prises alors que la situation dans cette partie de la RDC va de mal en pis. “La situation déjà grave dans les provinces du Kasaï de la République démocratique du Congo continue de se détériorer, s‘étendant à d’autres provinces et à travers la frontière avec l’Angola”, a-t-il déclaré.
“À moins que je ne reçoive des réponses appropriées du gouvernement concernant une enquête conjointe avant le 8 juin, j’insisterai sur la création d’un mécanisme d’enquête internationale pour les Kasaïs”, a-t-il menacé.
Cet appel de l’ONU intervient alors que des voix se sont fait entendre ces derniers jours pour la réalisation d’une enquête spéciale menée par l’ONU sur la mort de ses deux experts, en mars dernier, dans la région du Kasaï. Jusque-là, en effet, le rôle de l’ONU s‘était limité à une enquête administrative.
Mais avec un mécanisme d’enquête spécial, l’organisation pourrait aller plus loin avec notamment une enquête criminelle. Et cette décision revient au secrétaire général Antonio Guterres.
La France, la Suède ou encore les Américains soupçonnent pour ainsi dire les autorités congolaises d’entretenir le flou sur l’enquête de l’assassinat des deux experts. Le procès, à peine ouvert, a été renvoyé à lundi.
01:09
Soudan : l’ONU appelle à un cessez-le-feu et dénonce de possibles crimes de guerre
00:57
L’ONU consacre le 27 novembre à la lutte contre le mariage des enfants
01:47
L'ONU adopte une nouvelle carte du monde plus proche de la réalité
01:06
Soudan : les soutiens étrangers alimentent la guerre, selon l’ONU
01:05
Afrique du Sud : une manifestation anti-migrants dégénère en violences à Durban