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Mort de Maradona : son neurochirurgien réclame l’abandon des poursuites

Un supporter de Maradona devant le tribunal de San Isidro, en Argentine, où son équipe médicale est jugée pour homicide involontaire, le 21 octobre 2026   -  
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Argentine

La défense du neurochirurgien accusé d’avoir contribué à la mort de Diego Maradona en raison de soins médicaux inadaptés a demandé mercredi à un tribunal argentin d’écarter sa responsabilité pénale dans cette affaire.

Francisco Oneto, avocat de Leopoldo Luque, s’est exprimé devant le tribunal de San Isidro, estimant que les poursuites reposaient sur des prémisses erronées et que les éléments de preuve étaient insuffisants pour établir une intention fautive de la part de son client.

L’avocat a également soutenu que Diego Maradona présentait un état cardiovasculaire satisfaisant et que ses autres problèmes de santé étaient asymptomatiques. Il a par ailleurs affirmé que la famille du footballeur avait accepté son transfert dans une structure de soins à domicile à Tigre, près de Buenos Aires, et que son client n’était pas responsable de la supervision de cette prise en charge.

De leur côté, les procureurs et les avocats représentant la famille de Diego Maradona estiment que l’équipe médicale a fait preuve de négligence. Ils réclament des peines de prison contre les accusés.

Considéré comme l’un des plus grands joueurs de football de l’histoire, Diego Maradona est mort à l’âge de 60 ans, le 25 novembre 2020, d’une insuffisance cardiaque, alors qu’il se remettait d’une opération du cerveau dans une résidence louée à Tigre.

Sept membres de son équipe médicale sont jugés pour homicide involontaire aggravé par négligence présumée. Ils sont accusés de ne pas lui avoir prodigué des soins adaptés pendant sa convalescence.

Le procès en cours a débuté en avril 2026, après l’annulation, en mai 2025, d’une première procédure. La juge Julieta Makintach s’était retirée de l’affaire en raison de son implication dans un documentaire consacré au procès. Cette situation avait entraîné l’invalidation de deux mois d’audiences et de dizaines de témoignages.

Les accusés contestent les faits qui leur sont reprochés. Ils encourent jusqu’à 25 ans de prison en cas de condamnation.

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