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RDC : afflux massif des populations vers le Burundi

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Berthier Mugiraneza/Copyright 2025 The AP. All rights reserved

Réfugiés

Depuis décembre 2025, une escalade de la violence dans l’est de la RDC a déclenché un afflux massif avec des milliers de familles fuyant vers le Burundi pour migrer dans le camp de Busuma, déjà surpeuplé, dans la commune de Ruyigi.

« Ce n’est pas facile pour nous, les réfugiés, car nous avons tout laissé derrière nous quand nous avons fui. Nous sommes partis sans rien. Nous sommes venus avec nos enfants, c’est tout. Certains d’entre nous n’ont ni nourriture, ni abri, ni couvertures. Nous dormons à même le sol, et les enfants meurent de froid et de faim », déclare Esperance Sakina Hatari, réfugiée.

L'Est de la RDC est en proie à un conflit sanglant entre l'armée régulière et les rebelles de l'AFC-M23, soutenus par le Rwanda. Les rescapés décrivent la terreur.

« Nous avons entendu des bombes. Au début, nous ne les entendions qu’au loin et pensions qu’il ne nous arriverait rien. Mais ensuite, les bombardements se sont rapprochés. Une bombe a tué plusieurs personnes ; une autre a été larguée sur une colline ; et une autre a atterri derrière les maisons où nous nous trouvions. J’ai pris les enfants et nous sommes partis », explique Anastasie Cubwa, réfugiée.

Les morts se comptent par milliers selon l'ONU dans une guerre éprouve fortement les organismes humanitaires. La situation demeure préoccupante.

« Les conditions de vie dans le camp ne sont pas faciles. La première chose qui frappe quand on entre dans le camp, c’est que, selon les travailleurs humanitaires, environ 60 % des personnes n’ont pas de maison, elles n’ont aucun abri, et c’est vraiment très pénible, surtout quand il pleut ou qu’il fait trop chaud, les gens souffrent beaucoup. De plus, en termes d’aide, les gens reçoivent très peu par rapport à ce dont ils ont besoin », explique Noémie Niyongere, collaboratrice du CICR.

Selon Médecin sans Frontière, plus de 66 000 personnes vivent dans des conditions extrêmement précaires, l’accès aux besoins essentiels comme l’eau et l’assainissement y étant notamment très restreint.