Belgique
La Commission européenne encourage désormais ses pays membres limitrophes à la Russie et la Biélorussie à refuser le droit d'asile aux migrants et a promis 170 millions d'euros supplémentaires pour les aider à renforcer la surveillance de leurs frontières.
Selon la vice-présidente de la commission, ces migrants originaires du Moyen-Orient et d'Afrique sont instrumentalisés par Minsk et Moscou en vue de déstabiliser l'Union européenne.
À la suite de la guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine, la pratique de l'instrumentalisation et l'utilisation des migrations comme une arme, entamée en 2021, s'est poursuivie aux frontières de la Lettonie, de la Lituanie, de la Pologne et de la Finlande. Cependant, la situation actuelle revêt un caractère exceptionnel. Nous sommes confrontés à une crise persistante et préoccupante à la frontière orientale, avec une augmentation notable des arrivées illégales. Cette hausse atteint jusqu'à 66 % par rapport à l'année précédente, en particulier à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie. Il est avéré que les autorités russes jouent un rôle actif dans la facilitation de ces flux migratoires illégaux. En effet, plus de 90 % des migrants qui franchissent illégalement cette frontière disposent d’un visa d’étudiant ou de touriste délivré par la Russie.
Face à la pression migratoire, la Finlande a fermé sa frontière avec la Russie, et la Pologne s'apprête également à franchir le pas au grand dam des organisations de défense des droits humains. Human Rights Watch a interpellé l'UE sur les cas de refoulements illégaux et inhumains entrepris par la Pologne à sa frontière avec la Biélorussie.
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