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Gabon : qui pour sauver le Centre international des civilisations bantu ?

Des habitants marchent devant le Centre International des Civilisations Bantu (CICIBA), dans la commune d'Akanda, près de la capitale gabonaise Libreville,.   -  
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Gabon

Ces deux imposantes défenses d'éléphant symbolisent la porte d'entrée de ce qui devait être le Centre international des civilisations bantu à Libreville au Gabon.

Depuis 1983, date de sa création, ce palais de la culture africaine est à l'abandon, plusieurs familles occupent les lieux. Dans les allées du centre, des bars, échoppes et églises ont été érigés. Les squatteurs du Ciciba ne payent aucun loyer, mais doivent s'acquitter chaque mois de 35 dollars pour l'électricité. L'association des squatteurs décrit des conditions de vie déplorables.

À l'origine, ce joyau, fruit de la collaboration de onze pays (Angola, Centrafrique, Comores, Congo Brazzaville, Gabon, Guinée Équatoriale, République Démocratique du Congo, Rwanda, Burundi, Sao Tome et Principe, Zambie) devait réunir dans un seul et même lieu une gigantesque banque de données accessibles aux chercheurs et au grand public. Dès l'année de la création, commence alors une vaste collecte des manuscrits – dont certains vieux de plusieurs siècles – et de bandes sonores qui rassemblent des connaissances allant de l’archéologie à la linguistique en passant par les danses et rites mystiques ou la médecine traditionnelle.

Le projet est arrêté en plein cœur suite au décès du président gabonais Omar Bongo. Le Gabon, pays hôte, dépense quelque 10 milliards de francs CFA, environ 14 millions de dollars. Mais les moyens ne sont pas suffisants, plusieurs pays sont incapables de financer le projet. En 2005, un audit de l’Unesco a révélé que le Ciciba avait réalisé à peine 10 % de ses objectifs initiaux révèle Jeune Afrique.

En 1990, quelques activités y sont organisées dans le but de récolter quelques fonds devants servir à faire vivre ce centre de civilisation sans succès. Depuis 2013, des squatteurs y posé leurs valises. Ils seraient à ce jour près de 2 000 personnes.

Les employés du Ciciba sont abandonnés à leur sort de même que ces familles qui côtoient chaque jour à leur réveil un environnement malsain.

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