Bienvenue sur Africanews

Merci de choisir votre version

Regarder en direct

Infos

news

Tunisie : vers une enquête après l'extradition d'un activiste algérien ?

Logo de l'organisation de défense des droits de l'homme demandant l'ouverture de l’enquête   -  
Copyright © africanews
cleared

Tunisie

La Tunisie a-t-elle remis à l’Algérie Slimane Bouhafs, activiste algérien condamné à une peine de prison depuis 2016 dans son pays pour ses opinions politiques ? **Il avait disparu de son domicile à Tunis le 25 août "dans des circonstances mystérieuses".**

Pour Amnesty International, et une quarantaine d'autres groupes de défense des droits de l'homme, il n’y a pas de doutes, les autorités Tunisiennes ont bel et bien extradé cet homme de 54 ans malgré son statut de réfugié.

" La personne a été kidnappée de chez elle. Elle a disparu. Il y a quand même une affaire de disparition forcée pendant quelques jours. Donc entre le 25 août et sa réapparition entre le 28 ou le 29 en Algérie. Il y a des jours de disparition forcée. On est devant quelque chose de gravissime.", explique Amna Guellali, directrice régionale adjointe d'Amnesty International pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.

Pour Amnesty International et une quarantaine d’autres groupes de défense des droits de l’homme, il n’y a pas de doutes, les autorités Tunisiennes ont bel et bien remis cet homme de 54 ans malgré son statut de réfugié.

"Là, on parle de quelque chose de gravissime parce qu'un réfugié bénéficie de la protection du droit international de manière encore plus importante, étant donné qu'il est prouvé de par son statut de réfugié qu'il a subi la persécution dans son pays. Donc, le livrer à nouveau aux autorités algériennes, c'est comme le condamner à un sort de persécution qui est une grave atteinte à ses droits.", a déclaré la directrice régionale adjointe d'Amnesty International pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.

Slimane Bouhafs est membre du Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie, considère comme une organisation "terroriste par Alger.

Pour la Ligue algérienne des droits de l'homme, l’activiste doit bénéficier de "la protection de la convention internationale sur les droits des réfugiés, ratifiée par la Tunisie et l'Algérie".

Voir plus