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La rencontre Gbagbo-Bédié, une "alliance de dupes" selon le RHDP

La rencontre Gbagbo-Bédié, une "alliance de dupes" selon le RHDP
Les anciens présidents ivoiriens Laurent Gbagbo et Henri Konan Bedie dans le village de Bediekro près de Daoukro en Côte d'Ivoire, le 11 juillet 2021   -  
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Côte d'Ivoire

Le parti au pouvoir en Côte d'Ivoire a dénoncé lundi une "alliance de dupes" entre les deux anciens présidents Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié, au lendemain de leur rencontre, estimant qu'il n'y avait "pas besoin d'un dialogue national" dans le pays.

"C'est une alliance circonstancielle qui n'ira pas loin, une alliance de dupes", a affirmé Adama Bictogo, directeur exécutif du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), lors d'une conférence de presse à Abidjan."Nous sommes en pleine démocratie, nous n'acceptons pas qu'on nous impose un nouvel ordre politique. Il n'y a pas besoin d'un dialogue national, les institutions fonctionnent (...) en face de nous, on a des hommes du passé, dépassés", a ajouté le numéro deux du parti présidé par le chef de l'Etat Alassane Ouattara.

Ce week-end, Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié, anciens rivaux, se sont rencontrés à Daoukro, dans le centre du pays s'affichant, unis, comme les principaux opposants au président Ouattara. Laurent Gbagbo avait notamment appelé à "respecter les textes", épinglant Alassane Ouattara, réélu pour un troisième mandat controversé au cours d'une présidentielle boycottée par l'opposition qui jugeait ce nouveau mandat inconstitutionnel.

Laurent Gbagbo, 76 ans, est rentré en Côte d'Ivoire le 17 juin, à la suite de son acquittement par la Cour pénale internationale (CPI) de poursuites pour crimes contre l'humanité au cours des violences post-électorales de 2010-2011. Cette crise provoquée par son refus de reconnaître sa défaite à l'élection présidentielle face à Alassane Ouattara avait fait 3000 morts.

"La CPI a pris une décision mais nous ne sommes pas amnésiques. Il y a un minimum de repentance à faire. Laurent Gbagbo ne peut pas nous donner de leçons de respect des textes, ni de démocratie", a lancé Adama Bictogo.

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