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Centrafrique : montée des tensions à une semaine de la présidentielle

Arrivée du président centrafricain Faustin Archange Touadéra à un meeting de campagne à Bangui.   -  
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ALEXIS HUGUET/AFP or licensors

République Centrafricaine

Le parti de l'ancien président centrafricain François Bozizé a démenti dimanche toute tentative de coup d'Etat, alors que le gouvernement l'accuse de vouloir mener un putsch en "marchant avec ses hommes" sur la capitale à une semaine des élections présidentielle et législatives.

"Nous démentons catégoriquement que Bozizé soit à l'origine de quoi que ce soit", a déclaré à l'AFP Christian Guenebem, le porte-parole du Kwa Na Kwa (KNK), le parti de François Bozizé, affirmant que "l_e gouvernement a toujours voulu porter atteinte à l'intégrité physique et politique de Bozizé_".

Après l'annonce samedi de l'alliance de trois groupes armés(le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC), les 3R (Retour réclamation, réhabilitation) et des milices antibalaka), le gouvernement du président Faustin Archange Touadéra avait accusé François Bozizé de "tentative de coup d'Etat".

L'ancien président faisait figure de principal concurrent au chef de l'Etat sortant Faustin Archange Touadéra dans la présidentielle du 27 décembre. Mais la Cour constitutionnelle a invalidé sa candidature, estimant qu'il était sous le coup de sanctions des Nations unies en raison de son soutien présumé à des groupes armés responsables de "crimes de guerre" et de "crimes contre l'Humanité".

François Bozizé était arrivé au pouvoir en 2003 à la suite d'un coup d'Etat avant d'être lui-même renversé en 2013 par une coalition de groupes armés à dominante musulmane, la Séléka, plongeant le pays dans une guerre civile qui perdure aujourd'hui.

Situation "sous contrôle"

La situation est "sous contrôle" et les rebelles ont été repoussés sur plusieurs localités, a assuré dimanche soir le porte-parole de la force de l'ONU en Centrafrique, deux jours après le début d'une offensive des trois groupes armés ayant fait alliance, qui avaient positionné des éléments le long de routes clés en direction de la capitale Bangui.

A Yaloké, à 220 km de la capitale Bangui, "les groupes armés ont quitté la ville", a affirmé à l'AFP Vladimir Monteiro, porte-parole de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca). Les groupes armés ont également perdu du terrain dans deux autres localités et "la Force a envoyé des Casques bleus à Mbaïki, où il y a eu des affrontements samedi (...), pour bloquer des éléments armés", a-t-il poursuivi, concluant: "la situation est sous contrôle".

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