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Rumeurs d'enlèvements d'enfants au Gabon : deux personnes lynchées, selon un nouveau bilan

Gabon

Une deuxième personne est décédée après avoir été lynchée par la foule vendredi à Libreville où la psychose s’est emparée de plusieurs quartiers, provoquée par des rumeurs de vagues d‘élèvements d’enfants, selon les autorités gabonaises.

“Suite aux dramatiques incidents de ce vendredi à Libreville, deux de nos compatriotes ont perdu la vie”, a déclaré dimanche soir le président du Gabon Ali Bongo Ondimba sur son compte Facebook. 

Un agent de la Direction générale de la concurrence, Patrick Eyeghe, victime d’un lynchage dans le quartier Venez-voir à Libreville, est décédé des suites de ses blessures samedi, après avoir été transporté à l’hôpital, selon les autorités. 

Il avait été désigné par la foule comme un kidnappeur d’enfant alors qu’il venait chercher ses enfants à l‘école. 

Vendredi en début d’après-midi, un autre homme attaqué par la foule est décédé, avait annoncé le gouvernement durant le week-end.

Les vidéos de ces lynchages ont abondamment circulé sur les réseaux sociaux.

“Rien ne saurait justifier les actes inhumains qui ont secoué notre pays ni la vengeance populaire, qui est par définition aveugle et injuste”, a ajouté le président Bongo sur Facebook. “La justice gabonaise sera exemplaire à l‘égard de tous les coupables”.

Retour au calme

Dix-sept personnes ont été arrêtées et sont en garde à vue, selon le quotidien proche du gouvernement L’Union. 

Depuis samedi, le calme est revenu dans les quartiers de Libreville qui s‘étaient enflammés vendredi, a constaté un journaliste de l’AFP. Les habitants y avaient érigé des barricades et procédé à la fouille des véhicules à la recherche d‘éventuels enfants kidnappés.

Depuis la disparition d’un garçon de 3 ans, Rinaldi, le 12 janvier dans un village du nord du pays, des rumeurs se sont propagées sur les réseaux sociaux puis dans la rue. 

Dans le cadre de cette affaire, une personne a été interpellée, a indiqué une source proche du pouvoir. 

Hormis pour le petit Rinaldi, “aucune autre plainte n’a été déposée pour un cas d’enlèvement”, avait précisé le porte-parole de la présidence Jessye Ella Ekhoga vendredi. “Il n’y a pas de vague d’enlèvement d’enfants”, avait-il martelé lors d’une conférence de presse, demandant aux populations de ne pas céder à la psychose. 

Les accusations de crimes rituels prennent régulièrement de l’ampleur au Gabon. En 2012 et 2013, la découverte de plusieurs corps mutilés avait provoqué la colère populaire.

AFP

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